Deux Jours à Tuer

Deux Jours à Tuer
Synopsis : Tout le monde sait que l'argent ne fait pas le bonheur. Antoine Méliot (Albert Dupontel) ne le sait que trop, pourtant sa vie semble parfaite : job en or, femme (Marie-Josée Croze) parfaite, enfants angéliques, amis fidèles, pavillon de banlieue paradisiaque, et luxueuse berline. Mais qu'est-ce que tout cela lorsqu'on a plus goût à la vie? Qu'on a décidé de tout envoyer bouler? Parce que c'est bien de cela dont il s'agit.

Critique : Ce film, adapté du roman de François d'Epenoux est une tranche de vie, comme je les aime tant. Je dois avouer qu'il m'a ému aux larmes, et en sortant de la salle j'ai bien compris que je n'étais pas le seul dans ce cas là. Que dire de l'interprétation d'Albert Dupontel sinon qu'elle est juste autant dans le cynisme que dans l'émotion. Celle de Marie-Josée Croze l'est tout autant, en femme amoureuse ou haineuse. La réalisation est parfois un peu trop molle ou décalée et la musique trop absente. Il ne s'agit donc pas d'un chef-d'oeuvre mais d'un excellent film.
A revoir!
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# Posté le vendredi 02 mai 2008 08:47

Modifié le vendredi 02 mai 2008 14:09

Amertume

Amertume
Fruit trop vert dans lequel je viens de mordre. Je te jette.
Non sans déception, car ta peau est si douce.
Non sans regretter ta chair pulpeuse.
Mais violemment car ton goût m'a surpris.
Frustration de t'avoir cueillie trop tôt,
comme la corole finement ciselée d'une fleur de rosier.
Je me pique en t'empoignant et te relâche soudainement.
Main meurtrie par l'épine. C½ur baffé à jamais.
Je te maudis de m'avoir justement attiré.
Comme Adam je suis homme,
et comme lui j'aime la pomme.
Tu m'enivres mais ce goût est trop présent.
Alors je me délivres d'un sentiment trop absent.
Envolé dans les nues cet amour si amer,
à jamais perdu, il retombe en poussière.

# Posté le mardi 29 avril 2008 14:02

Ambigüe, elle existe

Ambigüe, elle existe
Elle est là, face à moi. Elle me regarde sans vraiment me voir. Je la regarde comme toujours. Elle le sait. Elle est belle. Aussi décide-t-elle, sciemment ou non, de se le prouver. Par moi. A travers moi, elle choisi de se montrer à elle même que sa grâce est une arme de destruction massive. Elle entame donc ce long processus qui consiste à rendre, le mec (un peu benêt) que je suis, complètement dingue. Comment me direz-vous? Comme elles le font toutes. Plus ou moins facilement mais toujours très efficacement. Elle commence par me remarquer miraculeusement. Toujours, et c'est là, selon moi, un point important du mécanisme, au moment où je commence justement à ne plus y croire et à me tourner vers une autre. Elle revient donc à la charge avec une simple piqure, un regard, une simple petite intention. Ensuite, elle s'intéresse à moi, curieusement, et sans aucune arrière-pensée. C'est là qu'est toute la finesse du procédé. En effet, ce simple intérêt (presque feint) qu'elle me porte subitement et alors que je ne l'attendais plus, me rend heureux, d'un coup, même très heureux. Et tellement heureux que je commence à faire l'exact inverse de ce qu'il conviendrait de faire. Je ne la lâche plus, m'attachant à ce bonheur. Mais la cassure est là, c'est déjà trop tard. Je l'aime déjà trop, pour ce qu'elle m'aime elle, c'est-à-dire aucunement. Je fini donc par l'ennuyer, assez pour qu'elle finisse par m'ignorer de nouveau. Et que tout recommence. Encore et encore. Que je me la rendre inaccessible à nouveau. A chaque fois avec une cassure d'amour de plus en plus grande. Et une perte de confiance en moi s'aggravant toujours plus. Ce procédé étant inconscient pour la plupart de nos alter-égo féminins, il convient donc de faire un travail sur soi-même. Ne jamais, jamais, jamais en arriver là : "Je la regarde comme toujours. Elle le sait."

# Posté le samedi 26 avril 2008 07:57

Je hais les femmes

Je hais les femmes

Elles sont grandes ou petites. Blondes, brunes ou rousses. Certaines sont mignonnes, jolies, ou que sais-je encore? Je les hais. Oui je les déteste, mais en toute quiétude, et presque amoureusement. Je les hais non pour elles-mêmes mais pour ce qu'elles sont. Ou plutôt ce qu'elles aspirent à être : des femmes. Parce que si je ne les haïssais pas je devrais les aimer. Et qu'il me faut savoir les détester pour les aimer mieux.

Elles sont sensuelles aussi, ou timides, parfois endiablées et souvent romantiques. Je les hais. Oui je les hais, mais sans laideur, respectueusement. Je les hais pour ce que je suis. Ou pour ce que j'aspire à être : un homme. Parce que si je ne les haïssais pas, elles ne m'aimeraient pas. Et puisqu'il faut être aimé d'elles pour être un homme.

Elles sont nos s½urs, nos mères, nos épouses, nos maitresses et nos muses. Je les déteste. Oui, encore une fois, je les hais, mais tendrement et sans complexe. Pour ce qu'elles sont, c'est-à-dire un mystère. Parce que sans les haïr je deviendrais un fou, ou un sot.

# Posté le mercredi 23 avril 2008 05:26

Modifié le jeudi 24 avril 2008 13:33

Vacuité

Vacuité
Etre . Quelque part et n'importe où. Exister simplement. Du nord, au sud, partout et ensemble. C'est le remède à la vacuité. Il ne s'agit pas de brasser du vent ou de s'époumoner. Penser c'est déjà être, respirer aussi, et aimer surtout. Comme un enfant joue sans même penser à jouer, il faut exister ou être vide.

# Posté le mardi 22 avril 2008 08:11

Modifié le mardi 22 avril 2008 08:28